Historique du viager

Définition du Petit Larousse : (ancien français : viage, durée de la vie). Rente viagère, revenu dont on possède la jouissance toute sa vie.


Les Romains et, avant eux, les Grecs pratiquaient déjà le viager. Chez les Romains, en échange de l’attribution à titre viager de terres conquises, l’attributaire devait le service militaire.


Disparue pendant plusieurs siècles,  la pratique du viager est réapparue au moyen âge au cours duquel elle fut encadrée et organisée  par la Loi. Au 17ème siècle, l’usage du viager fut réservé aux particuliers en excluant les communautés religieuses qui en étaient les principaux bénéficiaires. Cette pratique prospère tout au long du 18ème siècle et amène le rédacteur du Code Napoléon (Code Civil), en 1804, à la codifier dans ses articles 1968 à 1983 (à noter qu’à part l’article 1973, modifié en 2006, tous ces articles sont restés dans leur rédaction de 1804). Au cours des débats qui ont précédé la publication du Code Civil français, Portalis, juriste, philosophe et un des artisans de ce Code Civil, remarquait, lors de la séance du 8 Mars 1804, que "c’est une longue expérience qui a fait consacrer la rente viagère comme une institution qui peut secourir l’humanité souffrante et réparer à l’égard d’une foule d’individus les torts et les injustices de la fortune".


La littérature classique sous la plume de Zola, Balzac et Maupassant n’a pas vraiment présenté le viager sous un jour très favorable. Au cinéma, la caméra de Pierre Tchernia en a fait une comédie burlesque.


Pourtant, cette institution mérite une attention particulière car elle répond aux préoccupations d’un bon nombre de nos concitoyens qui souhaitent continuer à vivre chez eux, le plus longtemps possible et avec des moyens décents mais qui, tout en possédant un patrimoine immobilier important, n’ont pas les revenus souhaités, les retraites et surtout, les réversions de retraite ne répondant pas toujours aux besoins.